Auguste Salières

Résumé

Auguste Salières Le Panthéon démocratique et social… (1849-1852)

« Plus il y a en nous d'esprit et de vérité en réalité agissante, plus il y a en nous de connaissance du tout pour tout, plus nous possédons Dieu et en jouissons. Il n'y a que celui en qui tout est, qui embrasse tout, qui porte tout en lui, qui puisse dire en réalité : « Je suis moi! et personne n'est en dehors de moi ! » Cependant cette élévation vers l'éternelle réalité et la souveraine vérité, cet élan divin qui est comme l'épanouissement de son système, ne sauve pas l'âme humaine de la fatalité.
Source : Gallica

Auguste Salières Le Panthéon démocratique et social… (1849-1852)

Fénelon se préoccupe surtout d'imposer un frein au luxe, ce torrent ravageur dont les flots dorés exhalent toutes sortes de miasmes pestilentiels. C'est le luxe, selon lui, qui cause tous les maux de la société; désordre des mœurs, idolâtrie de l'or, mépris du pauvre, ruine des familles, perfidie, trahison, assassinat, les guerres elles-mêmes n'ont pas d'autre origine; de même qu'une trop grande autorité empoisonne les rois, le luxe empoisonne une nation. C'est en vain qu'on lui dit que le luxe sert à nourrir les pauvres aux dépens des riches.
Source : Gallica

Auguste Salières Le Panthéon démocratique et social… (1849-1852)

Alors Dieu serait un corps, un être fini, ce qui est, dit Spinoza, l'imagination la plus grossière qui se puisse concevoir.
Il pense et il n'a pas d'entendement. Dieu est ici considéré en soi, dans l'abstraction de sa nature absolue. Sa pensée est dès lors absolument indéterminée. C'est l'éternel foyer dans son rayonnement éternel. Son objet ne peut être que lui-même, c'est-à-dire la substance ou l'être absolument indéterminé. Or l'entendement en général est une détermination de la pensée, et toute détermination est une négation. Dieu n'a donc pas d'entendement.
Source : Gallica

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