“ C’est pour toutes ces consciences incertaines, qui adorent la violence et qui lui rendent le culte de la peur, que j’ai osé dire qu’il y a plus de vrai courage, plus de supériorité d’esprit et de cœur, plus de gloire, à résister au droit qu’on a de frapper qu’à frapper sans pitié, à être inconséquent qu’à être logicien, et que du Morus falsifié par l’histoire au Morus de l’Apologie, il n’y a pas moins que la distance d’un homme vulgaire qui a un beau moment à un grand homme. ”
Nisard
Résumé
La Revue des Deux Mondes, sous la direction de Nisard, examine les enjeux intellectuels et moraux de l’Europe à travers des réflexions sur la réforme, la théologie et des figures historiques telles qu’Érasme, Luther ou Morus. Ce journal littéraire et philosophique combine critique des œuvres, analyse des doctrines et portraits de personnages marquants, mettant en lumière la tension entre idéalisme et imperfection humaine.
Les thèmes de la modération, de la vérité artistique et de la responsabilité des auteurs y trouvent un écho, illustrés par des citations qui interpellent sur le rôle de l’esprit dans la création et dans la société. Son approche synthétise les débats de son époque, entre tradition et modernité.
Citations de Revue des Deux Mondes (Nisard)
“ Voilà le catholicisme de Morus. Pensez ce que doit être pour lui un hérétique. On tremble que la puissance de vie et de mort ne tombe aux mains d’un chrétien si absolu ! Ajoutez à cette ardeur de croyance la conscience la plus pure qui fut jamais, rien d’humain, rien d’intéressé, rien d’équivoque dans le cœur ; la pureté qui fait accomplir froidement à l’ange des œuvres de colère et de destruction ; un juge intérieur qui absout d’avance et qui rend toute responsabilité facile et sainte, même celle de tuer son semblable ! ”
“ Le feu qui animait le poète a fait de ces métaux divers comme un airain de Corinthe, étrange et indestructible. Si le vrai « peut quelquefois n’être pas vraisemblable, » pourquoi l’invraisemblable ne serait-il pas quelquefois le vrai ? L’esprit ne consent pas à ce qu’une invention poétique qui l’a ému, tout en l’élevant, n’ait pas le caractère de la vérité. Le faux peut émouvoir, témoin un mélodrame ; mais il n’élève pas. Une marque de la présence du vrai, c’est quand ce qui nous touche nous donne de l’estime pour nous-mêmes, et quand nous nous sentons honorés par notre plaisir. ”
“ Nous ne sommes pas tous des lord Byron, Dieu merci, quoique beaucoup, au temps de sa vogue, aient cru lui ressembler ; mais tous nous avons quelque chose de sa profonde et incurable misère. Nous la sentons diversement, les uns avec la foi qui l’adoucit par la connaissance de la cause et par le ferme espoir de la guérison, les autres avec l’incrédulité qui l’aggrave. Le mal dont lord Byron a souffert, c’est l’imperfection de toutes les choses humaines, c’est le dégoût qui est au fond de tous les plaisirs, et l’impuissance qui est au bout de toutes les volontés. ”
“ Bon nombre d’écrivains reçoivent leur sujet des circonstances, du tour d’esprit du moment, du succès de certaines idées, de la mode, et ils écrivent à côté et en dehors d’eux-mêmes. D’autres ne font leurs livres qu’avec leur intelligence, laquelle semble distincte du principe qui les fait agir. On dirait un sanctuaire où ils entrent de temps en temps pour s’y recueillir et s’y épurer ; l’homme reste sur le seuil. Aux écrits des uns et des autres, malgré la séduction du talent, il manque le plus grand charme : ils n’y sont pas de toute leur personne. ”
“ Qu’en même temps qu’il rendait au monde moderne ce service si décisif, l’imitation, l’imperfection de la science qui se trompait sur les faits acquis et qui se cherchait elle-même à la lumière de la méthode retrouvée, qu’une imagination vive dans un corps languissant, l’aient quelquefois retenu dans le chemin battu, en quoi sa gloire d’avoir montré le nouveau en est-elle diminuée ? La force de l’esprit humain est la même à toutes les époques : c’est l’emploi et la méthode seulement qui font les grands siècles et les siècles sans gloire. ”
“ Le doute pour Descartes, c’est le commencement du travail. Au XVIe siècle, c’est un état passif, auquel l’homme arrivé par la multitude des connaissances, et l’impossibilité d’y faire un choix. Il s’y plaît toutefois, soit par le souvenir de l’ignorance des siècles qui l’ont précédé, soit par le contraste des excès de religion, et de ce duel à mort d’opinions contradictoires. Le doute de Descartes est l’état le plus actif : c’est une démolition pièce à pièce de tout ce qui est venu en sa connaissance par l’imagination, et les sens, sans l’assentiment de sa raison. ”
“ Je ne souffre pas beaucoup de voir cette vaine ambition dans un écrivain médiocre, car se plaindre qu’on n’a pas assez de sa langue pour exprimer ses idées est la marque qu’on croit avoir assez d’idées pour remplir plusieurs langues ; c’est de la vanité qui sied bien où est la médiocrité. Dans un homme supérieur, c’est je ne sais quelle inquiétude d’esprit déplorable et une sorte d’impiété du génie. A la vérité, avec un degré de plus de génie, on se préserve de ces illusions. Voit-on Molière se plaindre de notre poésie et la trouver trop étroite pour son abondance incomparable ? ”
“ Quel que soit l’avenir qui nous attende, s’il eût été donné à Carrel de vivre vie d’homme, la France ne pouvait tirer de lui ni de médiocres services, ni un médiocre éclat. S’il est dans notre destinée de voir de nouveaux orages, quelle richesse pour la patrie que son esprit de ressources, et, en cas de guerre, son instinct militaire cultivé par des études spéciales, la justesse de son coup d’œil, son sang-froid dans les momens difficiles, son caractère modéré et ferme, sa probité chaste, et ce courage qu’il n’a pas assez estimé, et où il s’est laissé prendre comme à un piége ! ”
“ Il va passer devant nous, revêtu de sa robe blanche dont il a effacé la tache de sang que la calomnie y avait mise ; il va mourir, non de la peine du talion, car il n’a fait mourir personne, mais parce que sa vie est devenue un supplice pour toutes ces consciences de cour qui vont faire sortir une réforme et une église d’une intrigue d’alcôve : il va mourir, digne entre tous que cette croyance à une éternité de joie dans laquelle il meurt, soit non pas une espérance sortie du cœur religieux de l’homme, mais un engagement solennel de Dieu envers l’homme de bien. ”
“ Si quelqu’un me persuadait un jour que le vrai n’est qu’une vue de mon esprit, et non quelque chose qui est hors de lui, avant lui, qui sera après lui, qui est Dieu ; que le vrai est ma chose, qu’il commence et finit avec moi, que le trouble délicieux où me jette sa présence n’est qu’une sensation individuelle, et l’assentiment que lui donne ma raison un caprice ; que le vrai n’est pas plus que moi, n’est que moi ; — de même qu’on arrête avec le doigt le mouvement d’une montre, de même celui-là arrêterait en moi la vie morale à l’instant. ”
“ Ne point toucher à l’amour dans un plan d’éducation eût été d’un précepteur éludant le plus délicat de ses devoirs ; le peindre trop au vif, c’était risquer de faire sortir le mal du remède même. L’esprit infini de Fénelon et ce tact admirable que donne la vertu lui suggérèrent une peinture modérée qui avertissait son élève sans le troubler, et qui le prévenait contre l’amour avant qu’il eût à s’en défendre. Ce mérite de discrétion est d’ailleurs commun à tout l’ouvrage. Tout ce qui est du monde s’y voit au naturel, et il ne s’y voit rien qui fasse baisser les yeux. ”
“ Le moyen-âge, n’en ayant pas la réalité, en avait adoré l’ombre. Il languit dans une sorte d’ébahissement devant les merveilleux tours de cet art équivoque, qui n’avait ni son fondement naturel, qui est l’étude des langues, ni sa matière, qui est la vie pratique et contentieuse. Mélancthon les lui rendit, et il rétablit l’empire de la vraie dialectique dans toutes les branches des connaissances humaines, dans les lettres et les sciences morales où elle garda son nom, comme dans les sciences physiques, où elle devait prendre le nom d’analyse. ”
“ Carlostadt prêtait à leurs projets l’appui de son nom. C’était un homme farouche, sans génie, sans savoir ni bon sens ; au physique, court de taille, le visage sombre, la voix sourde et sans accent ; un de ces esprits ardens où tout fermente et où rien ne se forme et ne s’articule, et qui, ne pouvant ni obéir ni avoir des sujets parmi les esprits cultivés, en cherchent jusque dans les derniers rangs de la foule. Carlostadt, un moment aussi considérable que Luther, par le contraste de sa hardiesse de novateur et de sa position dans le clergé de Wittemberg, avait pu se croire son égal. ”
“ Un écrit qui ne persuade pas quelque vérité ou ne redresse pas quelque erreur, une peinture qui ne fait pas aimer le beau ou haïr le laid, un ouvrage d’esprit où l’auteur ne communique pas avec le lecteur par la meilleure partie de lui-même, n’est qu’une production méprisable ou un vain jeu d’esprit. Il est temps d’en venir au titre le plus populaire de Fénelon, au Télémaque. Cette théorie du simple, du naturel, de l’aimable, c’est là qu’il l’a réalisée. De tous les ouvrages écrits dans notre langue, celui-là est peut-être le plus aimable. ”
“ Si l’on y garde quelque mesure, ce n’est pas que le droit y soit limité ou qu’on ait à craindre une peine quelconque ; c’est que sur ce point, comme sur tous les autres, les mœurs tempèrent la liberté. Vous serez à la fois effrayé de ce qu’on y dit et étonné qu’on n’en dise pas davantage. Comment la nation est-elle si modérée là où l’individu peut impunément être si violent ? C’est que la contrainte sociale y fait contrepoids à la liberté politique. Il s’en faut que nous soyons un peuple aussi libre que le peuple anglais, et à qui la faute ? ”
“ Le vainqueur de février, hélas ! c’est la bourgeoisie, c’est nous ; et si nous laissons d’autres s’en vanter, c’est que l’affaire ne nous a pas été bonne. Disons-nous donc honnêtement nos vérités. Nous seuls, oui, nous bourgeois, nous faisons et défaisons les gouvernemens. Le peuple nous y aide ; mais ce n’est pas lui qui commence ; il pousse nos cris, il va au feu sous notre drapeau. L’anarchie ne nous déplaît pas tant qu’il nous semble, car nous aimons tout ce qui nous y achemine. La mobilité, l’esprit de dénigrement, le manque de respect, sont autant de pentes vers l’anarchie. ”
“ Lord Byron ne pense pas à rapporter à Dieu toute cette beauté de la terre. Ce qu’il aime dans la nature, c’est le refuge qu’il y trouve contre les sociétés ; c’est que là il n’y a plus de lutte avec les hommes ni de controverse avec les opinions. Il se sent affranchi en présence des montagnes et de la mer ; il n’est pas touché. Cet attendrissement qui nous fait verser de douces larmes à certains jours de voyage, quand nous avons à la fois la liberté, la santé, et, à défaut de la complète paix de l’esprit, une trêve avec nos peines morales, lord Byron l’a ignoré. ”
“ Les verrous tirés sur un écrivain discréditent plus souvent le juge qu’ils ne déshonorent le prisonnier ; mais là où les mœurs font l’office des lois, c’est le coupable lui-même qui s’administre ou qui accepte le châtiment. Personne n’a à porter la main sur le poète qui s’est insurgé contre les croyances de sa patrie, et l’esprit humain est respecté jusque dans la manière dont ses égaremens sont punis. C’est ainsi que la société anglaise châtia les atteintes portées à ses croyances par lord Byron. Il est vrai qu’il n’accepta ni le jugement ni la peine. ”
“ Si l’historien avait le droit de conclure des opinions aux actions, et de ce qu’un homme approuve à ce qu’il a dû faire, certes Morus pourrait avoir commis tous les meurtres judiciaires que lui impute Burnet, et bien d’autres encore. Mais entre la parole et le fait, entre le jugement intérieur de l’homme et l’arrêt exécutoire du magistrat, entre la main qui écrit et la main qui frappe, il y a une distance énorme que l’historien doit voir et apprécier ; car ce peut être la distance d’une erreur d’esprit à un crime, d’un abus de logique à un abus de pouvoir, d’une faiblesse à une cruauté. ”
“ Une femme trouvait le temps d’être à son mari, à ses enfans, à son père, à ses frères et à ses sœurs, et d’étudier l’astronomie, de déchiffrer les pères, de réfuter Quintilien, de traduire les livres grecs ; d’être savante sans être précieuse ; occupée des choses de l’esprit sans avoir de distractions, auteur sans cesser d’être femme. C’est que l’instruction chez les femmes n’était ni une mode, ni une rareté, ni une profession ; il s’y mêlait une idée de devoir chrétien, d’obligation religieuse envers soi et envers Dieu. La religion préservait les femmes de la corruption de la science. ”
“ Plus même l’esprit humain est caché ou calomnié par le tour d’esprit du temps, plus ils font d’efforts pour le retrouver et pour en rétablir l’image. Isolés pour ainsi dire au milieu de leur temps, mais affranchis des illusions et de la tyrannie du tour d’esprit dominant, ils travaillent sans cesse à dégager ce qui ne change pas de ce qui change, les passions éternelles du cœur de ses désordres passagers, le fond de l’homme des mœurs de l’année. ”
“ J’oppose ce grand goût à cette recherche puérile d’une sorte de perfection dans l’art d’écrire, indépendante du but pour lequel on écrit, du caractère et des mœurs de l’écrivain. C’est ce petit goût qui, dans les pensées, s’attache plus à celles qui ne sont qu’ingénieuses, qu’à celles qui sont vraies et qui servent à la conduite de la vie, et, dans les mots, plus à la grammaire qu’au génie des langues. Mélancthon conçut les lettres comme la religion : les unes doivent gouverner les actions dans la vie civile, comme l’autre doit gouverner la conscience dans les choses de foi. ”
“ Une histoire, c’est en effet le seul portrait possible de ces hommes immenses en étendue, dont la pensée a touché à tout, s’est posée sur tout, et qui ont agi sur leur siècle par la négation plus que par l’affirmation ; c’est le seul portrait faisable des Érasme, des Montaigne, des Voltaire, rares esprits, qui ont réuni en eux toutes les sortes d’esprits, hommes uniques qui ont été des abrégés de toutes les grandeurs et de toutes les petitesses de l’humanité. ”
“ On me pardonnera peut-être ce petit mouvement d’orgueil, orgueil de cœur plutôt que de tête, car j’ai été bien moins heureux de pouvoir contredire avec succès une opinion qui a force de chose jugée que de laver cette noble vie de Morus du crime d’avoir versé le sang. Morus est un de ces hommes plus solides que brillans, qui frappent l’imagination par une grande unité de caractère. Ils sont faciles à comprendre et à embrasser, parce qu’ils ne varient point, ne flottent point au gré des évènemens, et qu’ils ne se laissent disperser ni par les hommes, ni par les choses. ”
“ Oui, il me plaît d’instituer une femme chef suprême de la religion, de l’armée, de la justice ; il me plaît de la loger dans de magnifiques palais, de la faire manger dans l’or, de l’habiller de velours et d’hermine, de charger sa tête de diamans ; il me plaît qu’elle appelle ce grand peuple mon peuple ; il me plaît de donner l’extrême puissance à l’extrême faiblesse. Voilà ce que dit l’Anglais. Il sait bien que c’est sa volonté qu’il a instituée souveraine, et ce qu’il respecte dans son ouvrage, cet indigne courtisan, c’est lui-même. ”
“ Les personnages d’un roman n’excitent pas la même admiration que les héros d’un poème. La prose romanesque peut faire des types de fantaisie, la poésie seule a le privilège de faire un idéal. Les attaques contre les opinions ou les mœurs d’une société dans un roman en prose, fût-elle d’un Rousseau ou d’un Chateaubriand, ne seront jamais qu’une polémique éloquente. Dans les vers d’un grand poète, ces mêmes attaques prendront la couleur d’un suprême dédain jeté du haut des sphères supérieures sur les intérêts subalternes qui s’agitent en bas. ”
“ Les pays de tribune n’ont pas d’orateurs qui ne le cèdent aux nôtres. La presse d’aucun peuple libre n’égale la véhémence, la vivacité, l’éclat de nos journaux. Mais tout cela n’est pas l’intelligence politique. Il y a entre ces deux choses la différence de la spéculation à la conduite : l’intelligence politique consiste à pratiquer ce dont nous dissertons avec éclat ; elle est plutôt une qualité du caractère que de l’esprit. On la reconnaît tout d’abord en Angleterre à deux traits auxquels nous ne ressemblons guère : c’est l’esprit d’obéissance et l’esprit de sacrifice. ”
“ La plus grande pièce n’est pas celle où se tient la famille, c’est celle où l’on reçoit les amis, c’est le salon, pour lequel bien des gens se logent mal : c’est le travers de cet esprit de société. Là nous causons fort librement, même des sujets défendus ; là les esprits se mêlent, se polissent, font jaillir les mots heureux ; là chacun paie de sa personne, parle de soi, parle des autres, qui le lui rendent : aimable privilège de la France, et qui nous fait faire beaucoup de fautes, parce qu’il nous en console. ”
“ En Angleterre, quoiqu’il ne faille pas s’y trop fier aux apparences, on ne connaît pas, à proprement parler, la galanterie. L’idée de la fidélité dans l’amour est une tradition, ou, si l’on veut, une illusion nationale. Pour lord Byron, peut-être a-t-il voulu qu’on l’en crût capable, peut-être au fond de son cœur en a-t-il sincèrement adoré l’idéal. L’amour unique, la fidélité à cet amour, n’est-ce donc pas plutôt une rareté qu’une chimère ? ”
“ À qui s’applique mieux qu’à Descartes l’idée que nous nous faisons du naturel ? Qui s’est tenu plus libre des opinions et impressions du dehors, et a mieux réussi à dégager sa pensée de tout ce qui ne lui était pas propre et ne venait pas directement de sa raison ? Qui à écrit plus conformément à la raison ? Ce serait n’être pas juste que de n’en pas étendre l’éloge à tout ce qu’il a écrit d’accessoire à ses spéculations, dans lesquelles il n’est pas étonnant qu’on trouve le grand naturel de la raison, puisque c’est la raison elle-même qui s’y manifeste par l’évidence. ”
“ Les ballades dont Robin Hood est le héros offrent de vives peintures des sentimens du peuple anglais aux XIIe et XIIIe siècles ; elles respirent la haine de toute tyrannie, soit ecclésiastique, soit civile, l’horreur de toute action lâche et vile, l’admiration pour tout ce qui est liberté, générosité, chaleur de cœur, warmheartedness ; l’amour pour les combats, non sanglans, mais de bon aloi ; un goût très vif pour les plaisanteries, les jeux de mots et les bons tours. La plainte y est d’ailleurs sans fiel et sans violence. Les poètes en veulent plus aux abus qu’aux gens. ”
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