Albert Glatigny

Élements biographiques

Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny,  Vers les saules (1864)

“ HENRI .
Je t' embrasse , Blondine ! Tiens , vois ce cabaret et lis : Ici L' ON DÎNE .
BLONDINE .
Je ne sais si je dois ..
HENRI .
Pas de scrupules vains !
Ne t' en souviens -il plus , chère , c' est toi qui vins Tout d' abord me parler de joie et de folie Et ranimer en moi l' espérance pâlie !
J' avais jeté mon cœur et tu l' as ramassé ,
Viens dîner ! le menu sera bientôt dressé ,
Et l' amour surgira , victorieux athlète ,
Dans le rouge Argenteuil , les pieds sur l' omelette !
Ils entrent dans le cabaret . Paraissent , d' un autre coté , Henriette et Marcel .
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny,  Le Compliment à Molière

“ Le Quinze-Janvier ? Oui. C’est le jour où Molière
(La Comédie alors n’était qu’une écolière
En quête de son maître et battant les buissons)
Descendit des cieux clairs pour dicter ses leçons
Au monde émerveillé qui les récite encore,
Et les récitera tant qu’on verra l’aurore
Enflammer les coteaux et rire à l’univers !
C’est notre fête à nous, humbles diseurs de vers
Que sa parole enivre et, vibrante, transporte
Dans l’Idéal, ouvrant à deux battants sa porte !
LE MONSIEUR.
C’est fort bien, mais pourquoi ce bruit ?
”
Source : Wikisource

Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny,  Œuvres de Albert Glatigny

“ Lui crier : — Ne viens pas dans cet endroit fatal ;
Vois ma blessure en feu par où mon sang s’écoule ;
Vois mon cœur sur lequel se pose un pied brutal ! —
Non ! ivre que je suis du vin de la folie,
Pour ne pas effrayer les timides passants,
Je mettrais du carmin sur ma lèvre pâlie,
J’adoucirais pour eux mes sauvages accents.
Mais je prendrais mon cœur meurtri, mon cœur qui saigne,
Et je l’enfilerais, pareil à ceux qu’on voit
Galamment transpercés et peints sur une enseigne,
Avec ces mots : — Ici l’on mange, ici l’on boit !
”
Source : Wikisource

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