Résumé

Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny Les Folies-Marigny, Prologue

GUIGNOL. Bien dit, ô cher lutin, car la séve écumante Bout dans cette cité formidable et charmante, Et comme la forêt, Paris a son réveil Lentement préparé par cinq mois de sommeil. Un nid, c'est bien : pourtant j'aime aussi la fenêtre Aspirant les rayons qui viennent de renaître, Et regardant au loin dans le vague horizon ! Car c'est un nid humain que le premier frisson Du printemps vient de rendre à la vie, et de blondes Têtes d'enfants rosés, franches et toutes rondes, En sortent, qui me font oublier les oiseaux.
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Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny Les Folies-Marigny, Prologue

Sur ces tréteaux alors d'éclat environnés, Deburau, Paul Legrand, masques enfar inés. Ont amené l'alerte et folle pantomime Avec son coup de pied qui seul vaut une rime ! Déjazet, qui, pour nous, fait les sylphes réels, A chanté la chanson des vingt ans éternels, Et la Farce éclatante aux débordantes joies Vous fait trembler encor, murs de Fouilly-les-Oies ! Rouvrons ce gai théâtre enfoui sous les fleurs, Voisin des nids perdus et des merles siffleurs, Jeté comme une graine au vent, et qui persiste A prouver par son rire et ses chants qu'il existe
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