Henri de Bornier,
Hommage à Racine : vers qui devaient être lus au Théâtre-Français pour l'anniversaire de sa naissance…
(1855)
“ L'astre remplace l'astre à l'horizon humain, Soleil couchant ce soir, soleil levant demain ! Au vaste champ de l'art, où croît l'épi superbe, Nous devons applaudir quiconque fait sa gerbe, Car de la bien nouer tous n'auront pas l'honneur : Nombreuse la moisson, rare'le moissonneur ! —Ton génie, à la fois tendre, grave, énergique, Reçut du grand aïeul le grand souffle tragique ; Fouillant le coeur humain de ton regard profond, De replis en replis tu descendis au fond ”
