Francis James

Résumé

Francis James Revue des Deux Mondes

Sur l’eau pure, un couchant fait de bouquets de roses,
C’est Dieu que j’appelais, je m’éloignais de toi.
II
Même quand le pays riait sous les nuages,
Même quand la colline était comme un trumeau,
Même quand j’attendais sous l’arbre d’un hameau
Une enfant buissonnière et qui n’était pas sage.
Même alors le bonheur fuyait, et le ramage
De l’idylle cessait dans la nuit des rameaux.
Mon Dieu ne voulait pas que les lis les plus beaux
Fussent à moi sans que l’abeille y fit ombrage.
Soyez béni, Seigneur, par qui j’ai recherché
L’amour d’un absolu qui manquait au péché.
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Francis James Revue des Deux Mondes

Cœur semblable à la source au filet argentin !
Ame qu’un desservant obscur a communiée !
O passereaux en or des îles fortunées !
Chantez que le bonheur se trouve sous la main,
Que le Ciel, ici-bas, est un morceau de pain,
Et que nous renonçons à fouiller l’Empyrée.
Porte-lyres ! Oiseaux des extrêmes midis,
Que les marins disaient venir du Paradis,
Ne jamais se percher, et n’avoir que des ailes,
Planez en vous plaignant au-dessus du sentier
Où la petite enfant de l’humble métayer
Sans qu’elle ait à monter porte le Ciel en elle.
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