“ N’est-ce pas, ô cité de Laon ? Bah ! Que t’importe l’infamie, Pourvu qu’on te laisse endormie Dans ton égoïsme ouaté ! La gloire, quelquefois, ça coûte, Et c’est du sang qu’il en dégoutte ; C’est pénible, la liberté. Pourquoi ne pas vivre à son aise, Loin du bruit et de la fournaise ? À quoi bon se brûler au feu ? L’ennemi n’est pas si farouche ; Il veut s’étendre dans ta couche, Pourquoi l’en empêcher, bon dieu ! Laon est une fille publique Qui veut bien rire, et ne s’explique Nul de ces refus violents Que d’autres villes font entendre. ”
Albert Glatigny
Résumé
“Le Fer rouge”, est une œuvre de Albert Glatigny. Des thèmes tels que foudroie, fâche ou replongeas y sont abordés.
Citations de Le Fer rouge (Albert Glatigny)
“ Mère adorée. Il veut se laver de sa honte Dans ton sang. Chaque jour, ce lâche fait le compte De tes blessures : « Tiens ! Encore celle là, Et je vais revêtir mon habit de gala, Et je te châtîrai, France maudite ! » O dogue Edenté ! Corps pourri qui n’es plus qu’une drogue, Tu crois donc revenir avec tes prussiens ? Ne le souhaite pas. Si jamais tu reviens, Tu reviendras ainsi que Tropmann : la moustache Rasée, un bonnet vert sur la tête, à l’attache, Et Toulon t’ouvrira, pour passer tes hivers, Le cabanon de Joze ou bien de Lathauwers ! ”
“ Dont pas un n’a payé même les faux mollets Qu’il mettait pour aller aux bals des tuileries ! Sans doute, composant leurs mines attendries, Ils te diront qu’ils sont ruinés, malheureux, Que l’échafaud était déjà dressé pour eux, Et qu’on les poursuivait, et qu’on voulait leur tête ! Ne les écoute pas. Ils mentent. La tempête Peut-elle s’attaquer à de pareils goujats ? C’est par le mépris seul que tu les replongeas, O France ! Dans leur ombre et leurs louches ténèbres. ”
