Jean Moréas,
Les Syrtes (1883-1884)
“ Comme un ramier mourant au fond des boulingrins :Ne tente plus l’essor des rêves pérégrinsTraînant des ailes d’or dans l’argile infamante.Viens par ici : voici les féeriques décors.Dans du Sèvres les mets exquis dont tu te sèvres,Les coupes de Samos pour y tremper tes lèvres,Et les divans profonds pour reposer ton corps.Viens par ici : voici l’ardente érubescenceDes cheveux roux piqués de fleurs et de béryls,Les étangs des yeux pers, et les roses avrilsDes croupes, et les lis des seins frottés d’essence. ”
