André Dumas, Revue des Deux Mondes
“ Songeons que le jour fuit, songeons que l’heure est brève. Ecoutons en tremblant l’automne s’éloigner. Chaque instant qui s’envole emporte un peu de rêve. Chaque serment d’amour peut être le dernier, Mais, si déjà l’hiver frissonne dans l’espace, Si, ce soir, le parfum des fleurs doit s’épuiser, Pour préciser au moins la minute qui passe Unissons nos deux cœurs en un dernier baiser. Fixons à tout jamais cette heure enchanteresse, Cette heure grave et lente, impossible à saisir, Où l’automne qui meurt prête à notre tendresse La subtile douceur de ce qui va mourir. ”
