Jacques Normand, Le Vieux Logis
“ Le vent traîne sa morne plainte. Chez nous, le bon soleil aux baisers plus constans Nous redit chaque jour, ami, que le printemps Esquisse son premier sourire ; Et que ce rude hiver qui vous étreint là-bas, Le terrible dieu Mars, triomphant fier-à-bras, Ne tardera pas de l’occire. Viens ! tu trouveras tout comme tu l’as laissé Lorsque tu nous quittas, en janvier, l’an passé : La bastide calme et bien close ; Le jardin planté d’ifs, où les petits oiseaux Se rassemblent, le soir, parmi les verts roseaux Caressés par le couchant rose ”
