N. Delaroche

Résumé

N. Delaroche Premières veilles (1843)

Et qui n'aurait de pleurs pour l'hiver et son deuil, La nature qui dort, comme un mort au cercueil, Les parterres sans fleurs, les arbres sans parure , Et les aubes sans pourpre, et les flots sans murmure , Et les feuilles à terre , et les petits oiseaux Qui de froid et de faim meurent dans leurs roseaux?
Source : Gallica

N. Delaroche Premières veilles (1843)

Non, l'hiver est le temps de la mélancolie, Fleur triste et sans parfum , pareille à l'ancolie : L'hiver est la saison des cœurs tendres blessés, Des destins incompris , et des lutteurs lassés , De quiconque a souffert, et, voyant le ciel triste , Songe que lui du moins n'est pas égoïste , Et plus juste que l'homme, aux jours de nos douleurs,
Sait nous rendre sanglots pour sanglots, pleurs pour pleurs.
Source : Gallica

N. Delaroche Premières veilles (1843)

L'herbe jaune , et les lys fanés comme les mauves, Et les saules au vent balançant leurs fronts chauves.
Mais , sous ce ciel d'airain , de nuages couverts , Mon âme aussi se glace , et c'est aussi l'hiver Pour mon cœur : à l'égal de la terre engourdie , De la flamme du monde un instant refroidie , Je sens aussi, dans moi, le sang moins agité Jaillir plus lentement de mon cœur moins hâté : Et les chants de ma lyre, et la fièvre de tête , Extase dont le ciel a doté le poète
Source : Gallica

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