Jean Moréas

Élements biographiques

Portrait de Jean Moréas Jean Moréas Trois Nouveaux Contes de la vieille France

À Dieu ne plaise qu’il meure d’une arme honorable. Je pense à le tuer de telle façon qu’une grande honte s’attache à sa mémoire.
Il dit et comme il passait près d’un treillis, il vit un pieu aiguisé. Il l’arrache et en frappe Acelin entre les deux sourcils. Le sang et la cervelle volèrent de tous côtés et le fils de Richard tomba, mort. Et Guillaume s’est écrié :
— Montjoie ! nous voilà donc vengés de ce traître larron !
Puis il courut retrouver son seigneur et lui dit en l’embrassant :
— Sire, je vous ai vengé d’Acelin, car il est mort.
— Grand merci, fait Louis.
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Portrait de Jean Moréas Jean Moréas Iphigénie

En quoi t’ai-je offensé ? Depuis quand ? Ton Hélène
abandonna ta couche, oubliant la pudeur.
Tu la gardais bien mal. Dois-je en porter la peine ? ...
si l’intérêt des Grecs et ton propre intérêt
et même, j’y consens, peut-être le regret
de voir s’évanouir ma puissance naissante,
assaillirent mon âme et m’aveuglèrent tant
que j’ai promis la mort de ma fille innocente,
les droits de la nature enfin se révoltant
m’ont dessillé la vue et j’ai connu mon crime.
Sur l’autel d’Artémis manquera la victime,
et tu pâlis de rage, et tu n’es pas content !
Je ne suis qu’à blâmer, dis-tu ?
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Portrait de Jean Moréas Jean Moréas Poèmes et Sylves

Ne viens-tu pas, avec ta bouche d’autrefois,
bruire et siffler ton antienne ?
Ne vas-tu pas, à l’allégresse de mes doigts
mêler ton geste, afin que je me ressouvienne !
Depuis les jours, depuis ces jours on m’a tenu
plus sûrement sur les fonds Aganippiques, ô gnome,
et tu pourras savoir par le menu
si j’ai l’âme gaillarde, et pour quel on me nomme ;
car, même dans ta nuit, même battu à tes autans,
d’un gracieux délire :
je dirai le soleil levé, et le printemps,
sur la plus haute corde de la lyre.
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