Jean Moréas,
Autant en emporte le vent
“ « Sœur douce amie, » lui disais-tu, « douce amie, Les étoiles peuvent s’obscurcir et les amarantes avoir été Que ma raison ne cessera mie De radoter de votre beauté ; Car Cupidon ravive sa torche endormie À vos yeux, à leur clarté, Et votre regarder, » lui disais-tu, « est seul Mire De mon cœur atramenté, » C’était (tu dois bien t’en souvenir) c’était par un soir de la mi-automne. « Vos cheveux traînent jusqu’en bas et nimbent votre face. Et vos sourires sont les duègnes de votre vertu ; Ah, prenons garde que notre âme ne se fasse Putain, Madame, » lui disais-tu. ”
