Jean Moréas,
Trois Nouveaux Contes de la vieille France
“ À Dieu ne plaise qu’il meure d’une arme honorable. Je pense à le tuer de telle façon qu’une grande honte s’attache à sa mémoire. Il dit et comme il passait près d’un treillis, il vit un pieu aiguisé. Il l’arrache et en frappe Acelin entre les deux sourcils. Le sang et la cervelle volèrent de tous côtés et le fils de Richard tomba, mort. Et Guillaume s’est écrié : — Montjoie ! nous voilà donc vengés de ce traître larron ! Puis il courut retrouver son seigneur et lui dit en l’embrassant : — Sire, je vous ai vengé d’Acelin, car il est mort. — Grand merci, fait Louis. ”
