Résumé

P. Coustans Madame Urbain Rattazzi (princesse Marie de Solms… (1867)

L'un des plus illustres conteurs de l'Abbaye-au-Bois, en voyant Chateaubriand lui apprendre à lire sur les genoux de Mme Récamier, disait que toutes les fées avaient entouré son berceau, la douant l'une de la beauté, l'autre de la grâce, l'autre de l'esprit, l'autre de la science, l'autre du cœur.
Quiconque l'a seulement entrevue ne peut l'oublier. Quiconque l'a vue ne saurait échapper au charme dont il a été énivré.
Source : Gallica

P. Coustans Madame Urbain Rattazzi (princesse Marie de Solms… (1867)

J'ai connu la fée Bonheur, il y a bientôt douze ans, chez son aïeule, la veuve de Lucien (elle avait 7 ou 8 ans) ; dès lors je me suis vivement attaché à elle. C'est une des plus gracieuses figures de notre temps, une poésie faite femme, un cœur d'or, une intelligence d'élite et un caractère d'héroïne de roman ; elle est trop idéale, voilà son seul défaut. Mais, j'aurais beau jeu, vraiment, de continuer à faire son éloge. Vous la verrez, c'est tout dire, et on n'échappe pas à son
-empire!
Source : Gallica

P. Coustans Madame Urbain Rattazzi (princesse Marie de Solms… (1867)

Douée des plus merveilleuses facultés intellectuelles, elle les développa d'abord par une éducation des plus soignées, ensuite par un travail persévérant : chose bien rare chez une jeune fille, chez une jeune femme, lancée dans le grand monde, par sa naissance même vouée en quelque sorte à la douce oisiveté et au plaisir.
Toute enfant, elle eut le bonheur d'êtra admise à l'Abbaye-au-Bois, dans la société de Mme Récamier, au milieu de ce salon des princes du génie, où trônaient Chateaubriand, Béranger, Lamennais.
Source : Gallica

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