Résumé

John Fletcher Philaster ou L'amour qui saigne… (1895)

DION
Mais, cher seigneur, ce que j'ai dit est la vérité même.
PHILASTER
Oh, ne dis pas cela ! Pour l'amour du ciel, si tu es mon ami, ne le répète plus ! Alors la vérité serait que toutes les femmes sont fausses! Plus un mot de ce genre! C'est impossible! Et pourquoi croiriez-vous la princesse coupable?
DION
Dame ! On l'a prise sur le fait.
PHILASTER
C'est faux ! 0 ciel ! C'est faux ! C'est impossible. Est-ce possible? Voyons, messieurs, parlez; pour l'amour de la vérité, dites, est-ce possible? Toutes les femmes sont-elles des prostituées ?
Source : Gallica

John Fletcher Philaster ou L'amour qui saigne… (1895)

PHILASTER
Jaloux. Qui donc?
ARÉTHUSE
Tout le monde. Le roi lui-même.
PHILASTER
Vraiment. Alors ce n'est pas une jalousie déplacée. — Congédiez-le !
ARÉTHUSE
Comment, cruel? Vous aussi n'avez plus de cœur? Qui vous dira à présent combien je vous aimais? Qui vous jurera sans cesse ce profond amour et qui pleurera lui-même les larmes que je vous envoie ? Qui vous portera désormais les lettres, les bagues, les bracelets? Qui usera sa santé à servir nos amours, passera des nuits entières à publier
vos louanges et fera passer son âme aimante et désolée dans ses discours ?
Source : Gallica

John Fletcher Philaster ou L'amour qui saigne… (1895)

BELLARIO * Pas pour un empire.
PHILASTER
Je ne te blâme plus, Bellario, tu n'as fait que ce
que les dieux eussent fait à ta place, ils se seraient même métamorphosés pour posséder une créature - si belle ! Mais retire-toi sans réplique et que celle-ci soit notre dernière rencontre... (BELLARIO se retire.) Tue-moi au moyen de cette épée. Il faut t'y résoudre. Nous sommes trop de deux sur la terre. Tue-moi ou je te tue.
ARÉTHUSE
Va, je mourrai avec joie de ta main. Mais dis-moi d'abord, il n'y aura pas de calomniateurs et de jaloux dans l'autre monde ?
Source : Gallica

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