Jacques Dyssord,
Les dés sont jetés : poèmes
(1938)
“ Il n'est sage qui ne soit fol, Il n'est de fol qui ne soit sage Et dont ne brille le plumage. N'est poison qui ne soit boisson, N'est boisson qui ne soit poison, Et n'est verre qui ne soit frère, Et n'est frère qui ne soit verre. Un oiseau chante sur le mur Deux oiseaux chantent dans l'azur, Cent oiseaux chantent les louanges De Dieu, de son ciel, de ses anges. Je chante, à mon tour, il le faut, Seigneur, mais je chante si faux! C'est mon ivresse qui me porte. Ne me laissez pas à la porte. ”
