William Shakespeare,
Peines d'amour perdues
(1598)
“ Mon vœu était tout terrestre, tu es un céleste amour. Ta grâce obtenue me guérit de toute disgrâce. Un vœu n’est qu’un souffle, le souffle n’est qu’une vapeur :Aussi, beau soleil qui brilles sur ma terre,Aspires-tu mon vœu à toi ; en toi il s’est absorbé ;S’il est rompu, ce n’est pas ma faute.Et, quand ce serait ma faute, quel fou n’est pas assez sage Pour sacrifier un serment afin de gagner un paradis ? BIRON, à part. — Voilà bien cette affection bilieuse qui fait de la chair une divinité, — une déesse d’une jeune oie ! Pure, pure idolâtrie ! — Dieu nous amende ! Dieu nous amende ! ”
