William Shakespeare

William Shakespeare

Résumé

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare Peines d'amour perdues (1598)

Mon vœu était tout terrestre, tu es un céleste amour.
Ta grâce obtenue me guérit de toute disgrâce.
Un vœu n’est qu’un souffle, le souffle n’est qu’une vapeur :
Aussi, beau soleil qui brilles sur ma terre,
Aspires-tu mon vœu à toi ; en toi il s’est absorbé ;
S’il est rompu, ce n’est pas ma faute.
Et, quand ce serait ma faute, quel fou n’est pas assez sage
Pour sacrifier un serment afin de gagner un paradis ?
BIRON, à part. — Voilà bien cette affection bilieuse qui fait de la chair une divinité, — une déesse d’une jeune oie ! Pure, pure idolâtrie ! — Dieu nous amende ! Dieu nous amende !
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Portrait de William Shakespeare William Shakespeare Peines d'amour perdues (1598)

BIRON. — Nos amours ne finissent pas comme les vieilles pièces. — Jeannot n’a pas sa Jeanneton : la courtoisie de ces dames — aurait bien pu terminer notre fête en comédie.
LE ROI. — Allons, messire, encore un an et un jour, — et le dénoûment viendra.
BIRON. C’est trop long pour une pièce... —
Entre Armado.
ARMADO. Suave Majesté, daigne me...
LA PRINCESSE. N’est-ce pas là notre Hector ?
DU MAINE. Le preux chevalier de Troie !
ARMADO. Je veux baiser ton doigt royal et prendre mon congé ; J’ai prononcé mes vœux : j’ai juré à Jacquinette de tenir la charrue trois ans pour l’amour d’elle...
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Portrait de William Shakespeare William Shakespeare Peines d'amour perdues

HOLOFERNE.--Ah! que j'en entende une strophe, une stance, un vers! Lege, domine.
NATHANIEL lit les vers.
Si l'amour m'a rendu parjure, comment pourrai-je faire serment d'aimer?
Ah! il n'est de serments constants que ceux qui sont faits à la beauté,
Quoique parjure à moi-même, je n'en serai pas moins fidèle à toi.
Ces pensées, qui étaient pour moi comme des chênes, s'inclinent devant toi comme des roseaux.
L'étude abandonne ses livres pour ne lire que dans tes yeux
Où brillent tous les plaisirs que l'art peut comprendre.
Si la science est le but de l'étude, te connaître suffit pour l'atteindre.
Source : Gutenberg

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