Mathilde Alanic,
Devant la tombe
“ Il les contempla avec un attendrissement inexprimable : toutes deux, la fillette rose aux cheveux blonds, ébouriffés sous la toque d’astrakan, la femme faite, au visage grave, pâli par l’encadrement austère du voile noir, gardaient comme un reflet de la morte aimée. Elles résumaient le passé et l’avenir, le souvenir et l’espérance. — Voyez-vous ! reprit-il soudain de cette voix basse et profonde qui semble sortir du cœur, je l’ai trop aimée... Je ne puis pas recommencer ma vie... Tout ce que je désire, c’est de vivre tranquillement de mes souvenirs, en regardant grandir ma fille. ”
