Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Thérapeutique décorative et peinture sanitaire

Tu as une mine superbe, avec un air de ne pas t’embêter autrement dans la vie.
— Pas lieu de m’embêter en ce moment. Si ça pouvait durer !... Et ta petite compagne ?
— Tout à fait mieux.
— Tu ne te livres plus à la peinture à l’iode sur son jeune corps ?
— Oh ! oui, c’est vrai !... Je ne pensais plus qu’elle t’avait raconté cette histoire... Eh bien ! mon vieux, c’est épatant, ce que c’est devenu ! La teinture d’iode s’est évaporée, mais les endroits où j’avais peint les fleurs sont restés d’un rose vif et chaud qui s’enlève si joliment sur le rose pâle de sa peau !
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Thérapeutique décorative et peinture sanitaire

J’ai pu constater qu’il est toujours dévoré par la folie du ton.
Et j’ai appris une histoire qui m’a amusé, telle une baleine.
Sa petite bonne amie, à la suite d’un chaud et froid, contracta naguère un fort rhume.
(Pourquoi le chaud et froid est-il si pernicieux, alors que le froid et chaud ne cause même pas à l’organisme des dégâts insignifiants ? Loufoquerie de la nature !)
— Ça ne sera rien que ça, dit le Dr Pelet (leur médecin) . Badigeonnez-vous avec de la teinture d’iode. Tenez-vous bien au chaud. Prenez quelques pastilles X...
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Et mon ami prononça se mot pudeur sur un ton correspondant exactement à mes idées.
(Je n’insiste pas, dans la crainte de désobliger quelques bourgeois du Marais, à l’estime desquels j’ai la faiblesse de tenir.)
Son atelier se compose d’un ancien immense grenier, éclairé par un vitrage grand comme le Champ de Mars, et dans le coin duquel (grenier) s’aménage la chambre du jeune peintre et de sa petite amie.
— Comme ça sent le goudron ici ! reniflai-je en entrant.
— Oh ! ne fait pas attention !
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