Philippe Tamizey de Larroque

Résumé

Philippe Tamizey de Larroque Madame la comtesse Marie de Raymond

Bonne pour tous, Madame Marie l’était au suprême degré pour ceux qu’elle aimait. Rarement on a poussé aussi loin qu’elle le dévouement de la parente et de l’amie. Fille modèle, elle a comblé de soins et de tendresses son père, sa mère ; elle a été comme une seconde mère pour sa sœur, madame Gavini de Campile, si digne d’une telle affection, car elle est la grâce et l’amabilité personnifiées. Il était doux de voir Madame de Raymond auprès de ses amis.
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Philippe Tamizey de Larroque Madame la comtesse Marie de Raymond

Gravement souffrante depuis longtemps, Madame de Raymond se savait frappée à mort. Elle accepta d’un cœur résigné la pensée d’une fin prochaine, pensée qui jetait tout son entourage dans les plus cruelles anxiétés. Confiante en la bonté de Dieu qui a dit ce mot où tout se résume : Aimez-vous les uns les autres, elle prit avec un mâle courage, avec une inaltérable sérénité toutes les dispositions suprêmes, qu’elle appelait les préparatifs du grand voyage.
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Philippe Tamizey de Larroque Madame la comtesse Marie de Raymond

Chacun pleurait la bonne comtesse et louait sa belle vie si tôt brisée, car on meurt prématurément à soixante ans quand on est tant aimé [7] . Le lundi de Pâques, à dix heures du matin, les funérailles de Madame de Raymond furent l’occasion d’une manifestation émouvante : toute la population était là, frémissante de douleur et de sympathie, bénissant à plein cœur la mémoire de celle qui avait fait tant de bien, mémoire qui, protégée par la reconnaissance de toute une province et d’une série indéfinie de travailleurs, sera toujours florissante et honorée.
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