Jules Girardin

Résumé

Jules Girardin Petits contes alsaciens

« Monsieur l’Inspecteur ! disait le maître d’école, Monsieur l’Inspecteur... » Il était si ému, que sa harangue en demeura là. M. l’Inspecteur daigna s’asseoir ; M. l’Inspecteur daigna tourner ses lunettes, d’où jaillissaient des éclairs, vers le fond de la salle ; M. l’Inspecteur enfin daigna inspecter. Chacun des écoliers et chacune des écolières étala ses petites connaissances. Tout alla bien jusqu’au moment où ce fut le tour d’Augusta. Alors le maître d’école se pencha respectueusement et dit deux mots à l’oreille de M. l’Inspecteur.
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Jules Girardin Petits contes alsaciens

Non seulement Frédérika n’avertit pas son amie, mais encore elle lança aux écoliers un coup d’œil d’intelligence et un sourire d’encouragement. À un mouvement maladroit de l’écolier, Augusta tourna la tête ; elle comprit tout et saisit au passage le sourire équivoque de Frédérika. Son cœur en souffrit, car il n’y a rien de plus cruel que d’être trompé par un ami
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Quand elle fut arrivée à l’Alsace et à la Lorraine, elle sentit que le cœur lui manquait, et leva sur le maître d’école des yeux suppliants. Le maître d’école se contenta de regarder l’inspecteur, qui, les deux mains croisées sur son ventre, regardait le plafond. La pauvre petite voix commença à trembler, puis elle se tut brusquement. Le dignitaire daigna abaisser ses regards sur l’enfant.
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