Jean Bruchési

Résumé

Jean Bruchési Coups d’ailes

Va, petit écolier, va, le devoir t’appelle.
Je sais, tu trouveras qu’il est dur d’obéir,
Et souvent tu voudras, d’un vigoureux coup d’aile,
T’élancer seul et libre, au ciel de l’avenir.
Va, petit écolier, penche-toi sur ton livre,
Et tu sauras de lui le bon, le vrai, le beau.
Le beau ! que pour lui seul ta jeune âme s’enivre !
Le vrai ! le bon ! partout qu’ils te soient un flambeau !
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Jean Bruchési Coups d’ailes

Le jeune homme salue, avec amour, la vie,
Sans voir que sur sa route il est parfois du sang ...
Oh ! je sais — et ce m’est une triste pensée —
Que demain mes vingt ans s’enfuiront à jamais !
Que ma chère jeunesse, hélas ! sera blessée,
Pour avoir cru trop vite au charme du succès.
Je n’éprouverai plus, dans le fond de mon âme,
Ce sentiment secret qui forme les soldats ;
Et je crains qu’en mon coeur ne s’éteigne la flamme
Qui lui fait souhaiter l’approche des combats.
Mais non, il ne faut pas que ma jeunesse meure,
Ni qu’une main brutale arrête mon essor !
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Jean Bruchési Coups d’ailes

Cloches de Noël
Cloches qui, dans la nuit, sonnez éperdument,
Carillons qui volez au-dessus des prairies,
Mêlez aux flocons blancs vos claires sonneries ;
Cloches qui, dans la nuit, sonnez éperdûment.
Laissez tomber sur nous un peu de votre joie,
Emportez jusqu’aux cieux les désirs de nos cœurs
Sans jamais mettre fin à vos accents vainqueurs,
Laissez tomber sur nous un peu de votre joie.
Chantez pour le vieillard et riez pour l’enfant,
À l’un donnez la force, à l’autre l’espérance ;
Loin du pauvre qui pleure écartez la souffrance,
Chantez pour le vieillard et riez pour l’enfant.
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