Résumé

Note sur l'authenticité du portrait de Charlotte de Corday par Hauer (1861)

Dans ce tragique portrait, elle parait infiniment sensée, raisonnable, sérieuse, comme sont les femmes de son pays.
Prend-elle légèrement son sort ? Point du tout : il n'y a rien là du faux héroïsme. Il faut songer qu'elle était à une demiheure de la terrible épreuve.
Elle a les cheveux cendrés du plus doux reflet, bonnet blanc et robe blanche. Est-ce en signe de son innocence et comme justification visible?.
Le peintre a créé pour les hommes un désespoir, un regret éternel
Source : Gallica

Note sur l'authenticité du portrait de Charlotte de Corday par Hauer (1861)

Georges Duval, dans ses Souvenirs de la Terreur, publiés en 1840, affirme avoir connu Hauer et avoir vu chez lui, non-seulement le portrait, mais encore la boucle de cheveux de Charlotte de Corday. « Ce portrait, ditil, que j'ai vu et que la Liste civile a récemment acheté pour le Musée de Versailles, ne ressemble aucunement aux autres portraits de Charlotte qui la représentent avec des cheveux noirs tandis qu'ils étaient blond cendré : la mèche de ses cheveux, aujourd'hui encore en possession de sa famille, en fait foi. La forme du bonnet n'est pas non plus la même. »
Source : Gallica

Note sur l'authenticité du portrait de Charlotte de Corday par Hauer (1861)

J'ai connu très-particulièrement Georges Duval, et je suis le premier à reconnaître que le spirituel et incisif conteur ne doit être consulté qu'avec réserve dans les matières où domine l'esprit de parti. Mais, quand il s'agit de particularités étrangères à la politique, on peut, en général, ajouter foi aux informations qu'il donne comme étant à sa connaissance personnelle.
Source : Gallica

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