Résumé

Le vénérable André Trong (1902)

“ La mère s'approcha de l'officier :
— Mandarin, dit-elle, cet homme était mon fils, faites-moi donner sa tête, je vous en prie.
—■ Soit, repondit le commandant.
La chrétienne releva un pan de sa robe et y reçut le chef vénérable que le bourreau lui lança....
L'esprit s'arrête étonné et ému devant un tel courage, se demandant involontairement si les les femmes, si les mères, en notre vieille Europe, sont plus profondément chrétiennes que certaines femmes d'Annam; puissent-elles l'être toutes au même degré héroïque !
”
Source : Gallica

Le vénérable André Trong (1902)

“ A un de ses cousins venu le voir, il fit cette recommandation :
— Frère, demeure avec ta tante (la mère d'André Trong) , pour achever d'apprendre à tisser la soie ; quand elle aura du travail, aidela à le terminer. — Dis-lui que j'ai eu le bonheur de rester fidèle à Dieu jusqu'à la fin ; qu'elle travaille tranquillement pour gagner sa vie ; qu'elle observe bien les commandements divins.
”
Source : Gallica

Le vénérable André Trong (1902)

“ J'ai aussi donné aux prisonniers une ligature et demie, et j'ai payé ma chaîne.
Parents et amis se rangèrent alors devant lui et le saluèrent. André s'inclina sans parler.
Sa mère lui dit :
— Adieu, mon fils, prie pour ta mère.
Le martyr salua, toujours silencieux.
Les adieux terminés, le commandant fit avancer le cortège de quelques pas et ordonna une seconde halte.
Le moment de l'exécution était venu.
Le condamné se prêta de bonne grâce aux divers mouvements qu'il lui fallut faire, pour qu'un ouvrier pût aisément ouvrir sa cangue et briser sa chaîne.
”
Source : Gallica

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