Résumé

Nicolas Laurent Vie des condamnés aux travaux forcés… (1847)

Le nom du cimetière des galériens de Toulon est Amacan, et celui de Brest s'appelle aux Trous-des-Anglais. Voilà la fin des condamnés.
Les trop grandes souffrances obligent souvent ces malheureux à se détruire; les uns se précipitent dans la mer, et se noient; les autres se procurent de la ficelle et s'étranglent, ou cherchent des couteaux pointus pour s'éventrer; d'autres assassinent leurs chefs et se font guillotiner. Les condamnés n'ont jamais de bas, point de cols, point de cheveux
Source : Gallica

Nicolas Laurent Vie des condamnés aux travaux forcés… (1847)

On porte sur les épaules des pièces de bois de dix et quinze mètres de longueur, sur cinquante centimètres et même soixante-cinq centimètres d'équarrissage ; on met pour porter ces pièces de bois vingt-quatre hommes, douze de chaque côté ; si un condamné met en marchant le pied sur la chaîne de son camarade, ils tombent tous, et ceux, du côté sur lequel la pièce est tombée sont tous estropiés, et ont presque tous les bras et les jambes cassés, les côtes enfoncées et la figure brisée; ils jettent des cris épouvantables
Source : Gallica

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