Résumé

Albert Callet Saint-Lazare : une vieille geôle parisienne (1909)

A mon petit-fils, Lucien-Richard Callet.
- A. CALLET. SAINT-LAZARE -
Dans son immense enceinte, Paris concentre toutes les joies et toutes les douleurs de l'humanité, tous les héroïsmes et toutes les infamies. A côté des palais somptueux consacrés aux joies, aux plaisirs, à l'art, au culte du Beau, les musées, les théâtres, les bals, les asiles où l'on pleure, les hôpitaux où l'on souffre, les prisons où l'on peine.
Source : Gallica

Albert Callet Saint-Lazare : une vieille geôle parisienne (1909)

Les lieux n'ont pas changé ; c'est bien toujours le sombre porche, les hautes mansardes, la porte cochère énorme et trapue, aux vantaux martelés de clous, donnant accès dans une cour, aux pavés encadrés d'herbe, et barrée en deux par un haut mur. Ce sont encore les mêmes corridors longs et froids, aux dalles - cassées, aux portes épaisses percées de guichets grossiers, les lourds piliers supportant les plafonds aux poutrelles serrées, enfumés et noircis, les larges escaliers cirés aux balustres massifs, aux marches de calcaire bleuâtre usées par le battement des galoches des prisonniers.
Source : Gallica

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