Résumé

E. Skandha La Prostitution et la Police des Mœurs

Toutefois on entre aisément dans les bonnes grâces, des servantes du Seigneur par quelques offrandes sagement multipliées, que celles-ci savent adroitement provoquer : pour mettre un cierge à la chapelle, pour revenir à la vertu, pour l’âme de telle femme morte à la prison, pour « boire la gobette » ou verre de vin de la cantine, dont les bonnes sœurs se contentent d’empocher le prix. — Les femmes qui n’ont pas d’argent ne peuvent obtenir que rigueurs et c’est souvent une cause de désordre dans le désordre.
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E. Skandha La Prostitution et la Police des Mœurs

Les femmes reconnues malades, qu’elles proviennent des rafles de la veille ou qu’elles soient retenues à leur visite bimensuelle, iront à St-Lazare où elles seront traitées, non comme des malades, mais comme des coupables, soumises, quoi qu’aient pu faire en cela les médecins de l’hôpital-prison, à une nourriture débilitante, bien faite pour annihiler toute résistance organique au développement de la maladie.
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E. Skandha La Prostitution et la Police des Mœurs

Mise en carte, la femme est l’esclave de la police.
Partout où un agent des mœurs la rencontrera, de jour ou de nuit, il pourra l’arrêter.
Elle n’a plus le droit de sortir, elle n’a plus le droit de se loger. « Votre domicile dit-on aux filles, c’est la Préfecture ». Elle est hors la loi et on le lui répète à satiété avec d’ignobles injures ; l’argent nécessaire à payer ses bourreaux (crédits du dispensaire) est inscrit au budget de la Ville de Paris, en vertu de l’art.
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