Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire

Résumé

Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire Seconde Lettre à Monsieur de Lavau… (1822)

Quoi, monsieur, je remplace ici des valets et des voleurs ! Ah ! ce n'était pas moi qu'il fallait confondre avec eux . Je n'ai jamais rampé bassement aux pieds de la puissance ; je n'ai jamais pris à l'école d'un maître des leçons pour en servir un autre ; je n'ai obéi aux passions de qui que ce soit. Loin d'être parvenu à la fortune par de lâches complaisances, j'ai perdu ce que je possédais à défendre les opprimés. Dans ma patrie, en exil, en prison, j'ai lutté en faveur du plus faible : est-ce donc là, monsieur, le métier d'un valet?
Source : Gallica

Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire Seconde Lettre à Monsieur de Lavau… (1822)

Il semble du moins que la prison qui sequestre un malheureux du inonde entier devrait le dérober à vos regards; et c'est là au contraire qu'est la plus importante et la plus chère portion de votre empire ; c'est là que s'exerce votre puissance dans toute sa plénitude; c'est là enfin que, par une destinée singulière, le magistrat qui m'a suivi de session en session, de jury en jury jusqu'à ma condamnation, me retrouve et me suit encore de guichet en guichet, de cachot en cachot.
Source : Gallica

Louis-Augustin-François Cauchois Lemaire Seconde Lettre à Monsieur de Lavau… (1822)

Lorsque je vois un livre de messe entre les mains de pareils néophytes, je me rappelle involontairement ces heures dont parle le nouvel historien de Paris, lesquelles renfermaient un pistolet en miniature, et sous les apparences de la dévotion, permettaient à un homme d'en tuer impunément un autre. C'est bien le cas de s'écrier avec Jean-Jacques : Ce grand mot, notre sainte religion, est presque toujours une sentence de mort contre quelqu'un !
Notre sainte religion dans la bouche de la police, ne me rassure pas suffisamment non plus contre les jeux qui lui sont familiers
Source : Gallica

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