Résumé

A. Lenoir Le commissaire de police Lenoir à l'avocat Vervoort… (1835)

Veut-on connaître le véritable tort de la police, son tort irrémissible au fond de la pensée de ceux qui lui en imputent de mensongers? c'est d'avoir échappé au double piége qui lui était tendu, c'est-à-dire à l'alternative ou de laisser consommer une évasion, ou de recourir à la rigueur des armes pour vaincre la révolte. Comment persuader maintenant au public que notre mission était de terminer le procès-monstre entre les quatre murs de la prison, d'en finir avec les débris d'avril par un assassinat ?
Source : Gallica

A. Lenoir Le commissaire de police Lenoir à l'avocat Vervoort… (1835)

Il n'y a pas d'événement petit ou grand, burlesque ou grave qui ne puisse être exploité, surtout pour peu que la police y figure; et où n'est-elle pas forcée de donner signe d'existence, tant ses attributions sont nombreuses et compliquées? La police c'est le bouc émissaire, c'est la providence des ennemis d'un gouvernement; pour le perdre il suffirait presque de s'acharner contre elle; il faut que la police ait mille fois raison pour qu'on ne lui donne pas tort, et puisque le public est ainsi fait, profitons-en.
Source : Gallica

A. Lenoir Le commissaire de police Lenoir à l'avocat Vervoort… (1835)

Oui, c'est une belle et noble tâche que celle de défendre tour à tour l'honneur, la fortune, la vie de ses concitoyens; tâche d'autant plus noble qu'elle ne doit s'accomplir que par des moyens avoués de l'honneur. Mais aurait-il le droit d'en revendiquer les immunités celui-là qui transformerait son diplôme d'avocat en une ignoble patente, pour faire un ignoble trafic
Source : Gallica

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