Résumé

Le dossier de l'affaire Marcerou… (1880)

Ce monstre en profita pour faire pleuvoir sur ma tête, sur ma figure, sur tout mon corps, une véritable grêle de coupa de canne. Pas une place qui ne fût meurtrie.
Les prisonniers qui, des fenêtres, voyaient se commettre cet assassinat, poussèrent des cris, interpellant mon assassin.
Marcerou, tout à la fois las de frapper sur un corps inerte, et exaspéré des cris de mes codétenus, me lâcha enfin, appela la garde, et fit monter ses hommes, baïonnette au canon, dans les chambrées. Là, il menaça les prisonniers de faire tirer sur eux au moindre mot, au moindre geste, au moindre cri.
Source : Gallica

Le dossier de l'affaire Marcerou… (1880)

Dans cette agglomération d'hommes épuisés par deux mois de luttes et de privations, les rhumatismes et les inflammations de poitrine étaient en permanence. Souvent, vers minuit, au sortir de son café, Marcerou ivre venait faire sa ronde. Il entrait dans les chambrées, la canne haute, l'injure aux lèvres, et criait quand il entendait quelqu'un tousser : « Tas de cochons, qu'on ouvre toutes les fenètres ! le premier qui tousse, je le f... au mur? »
Source : Gallica

Le dossier de l'affaire Marcerou… (1880)

Et cet autre enfant, dont le nom m'échappe, qui partit des Chantiers avec une côte défoncée par vous.
Je me souviens aussi de l'expression haineuse de votre visage, lorsqu'à l'arrivée d'un convoi de prisonniers, vous dites, en brandissant votre canne : « Vous savez, ici, tas de crapules, il n'y a pas de réclamations ; la force prime le droit ; et qu'on ne gueule pas ! »
Source : Gallica

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