Résumé

Paul Meunier Le Dépôt de la préfecture de police… (1892)

« Bien coupables seraient ceux qui, dans cette lutte, prendraient parti pour les vierges folles contre les vierges sages. »
Pour nous, nous ne prendrons parti ni pour les unes ni pour lesautres; avec une grande pitié pour la courtisane dont nous déplorons la triste vie, avec un profond respect pour la fille de charité dont nous admirons le dévouement et les vertus, nous leur préférons à toutes deux, la mère de famille, dont la vertu seule mérite la qualité de sublime.
Source : Gallica

Paul Meunier Le Dépôt de la préfecture de police… (1892)

Je voudrais au contraire qu'elle fût répandue dans toutes les maisons d'arrêt de France; mais en même temps, je ne puis m'empêcher de blâmer l'abus (si je puis dire ainsi) qu'on en fait actuellement au Dépôt. Je n'admets pas qu'on envoie au service de l'anthropométrie tous les individus arrêtés, sans distinction. On sait en effet combien est humiliant pour un homme le minutieux examen physique que ce système exige; comme disait un député arrêté, qui refusait de s'y soumettre : « C'est là une peine dont aucun texte de loi n'autorise l'application à des prévenus ».
Source : Gallica

Paul Meunier Le Dépôt de la préfecture de police… (1892)

Il est vrai que l'administration — à la fois pour simplifier sa besogne et pour justifier son principe — prétend que toutes les femmes arrêtées sont des prostituées. Sauf quelques exceptions, vous dit-on, il est difficile d'imaginer, à Paris du moins, une femme qui serait entrée dans la voie du mal par uncautre porte que celle de la débauche. Aussi, comme l'administration ignore ordinairement les infractions de droit commun qu'ont pu commettre ses pensionnaires, elle considère volontiers ces femmes comme des courtisanes et elle les soumet toutes au même régime.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature