Résumé

Carlo Rossi Civitavecchia, cimetière pour les vivants (1935)

Personne n'a oublié et n'oubliera les combattants qui, après avoir durant des années livré assaut au fascisme, sont tombés sous sa griffe. « Nous ne sommes pas de ceux à qui les assassins d'Allemagne feront oublier Matteotti », écrit Romain Roland. « Mussolini voudrait anéantir les idées de ses ennemis, qu'il a trahi, et parce qu'il ne le peut pas, il les nie ».
La lutte des masses travailleuses contre les capitalistes devient dans le monde entier, toujours plus âpre, plus acharnée. La bourgeoisie défend partout ses biens et ses privilèges par le
fer et par le feu.
Source : Gallica

Carlo Rossi Civitavecchia, cimetière pour les vivants (1935)

Fanni, un sadique accompli, un être dénué de tout sentiment humain, est le bras droit de Doni. Toujours il provoque et menace. Il se vante de savoir bien manier la matraque et attacher les prisonniers à leur lit en guise de punition. Il est dignement secondé par les autres gardiens, hommes sélectionnés et endurcis au service, auxquels la vie en prison a imprimé un cachet de misérable lâcheté et de bestialité. C'est avec rage qu'ils considèrent les détenus politiques dont la supériorité morale et intellectuelle leur est insupportable.
Source : Gallica

Carlo Rossi Civitavecchia, cimetière pour les vivants (1935)

Une torture raffinée : être nuit et jour dans la même cellule sans pouvoir échanger un mot. Chaque détenu doit rester à sa place, c'est-à-dire auprès de son lit. Celui qui enfreint cet ordre arbitraire du directeur, qui est absolument contraire au règlement pénitencier, est mis au cachot, un espace de 4 mètres carrés à peine, sous terre, toujours froid et humide, où il n'y a qu'un petit soupirail. C'est par 4 ou 5 que les détenus sont enfermés dans ces cachots où ils sont soumis à une torture arbitraire que ne prévoit aucun règlement pénitencier.
Source : Gallica

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