Frédéric Gaëtan de La Rochefoucauld-Liancourt

Résumé

Frédéric Gaëtan de La Rochefoucauld-Liancourt Examen du rapport du 5 juillet 1843 sur le projet de loi de la réforme des prisons (1844)

Et qu'importe, je vous prie, à la société, que l'on réforme ou que l'on ne réforme pas les prisons, si les détenus, après l'expiration de leur peine, doivent être lâchés sur elle comme autant d'oiseaux de proie? La réforme pénale est un non-sens quand on ne comprend pas, à côté des établissements pénitentiaires, des colonies pour les libérés.Tant qu'on séparera les deux choses, quelque système d'emprisonnement que l'on adopte, on ne fera rien de sérieux.
Source : Gallica

Frédéric Gaëtan de La Rochefoucauld-Liancourt Examen du rapport du 5 juillet 1843 sur le projet de loi de la réforme des prisons (1844)

On ne pense pas que la réclusion solitaire corrige. On serait plutôt porté à croire qu'elle corrompt. La solitude, dit-on, apprend à penser ; elle apprendrait à divaguer à des condamnés, tous êtres grossiers, dont l'éducation est nulle et qui ne perçoivent qu'-avec difficulté les idées et même les sensations. Impuissante à corriger, la réclusion solitaire serait un assez bon moyen de répression et d'intimidation (3) .
Source : Gallica

Frédéric Gaëtan de La Rochefoucauld-Liancourt Examen du rapport du 5 juillet 1843 sur le projet de loi de la réforme des prisons (1844)

En effet, si le but qu'on se propose en renfermant les malfaiteurs dans les prisons, est non pas d'éteindre leur intelligence , mais seulement de les priver de leur liberté, comment des hommes graves peuvent-ils recommander à la Chambre et à la France un système qui, dans leur propre opinion, excède le vœu de la loi au point d'exposer les détenus à la folie?
Source : Gallica

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