Résumé

Les détenus politiques au Mont-Saint-Michel (1843)

Soumettre les condamnés politiques à l'emprisonnement solitaire, créer
spécialement pour eux une aggravation de peine, ajouter à l'emprisonnement un supplice plus cruel encore, la séquestration, c'est violer outrageusement, et les lois de l'humanité, et les règles de la justice. Quand on veut donner une tombe pour cachot à l'homme que l'on craint, il est plus humain, plus généreux de l'envoyer à l'échafaud, que de le torturer ainsi.
Source : Gallica

Les détenus politiques au Mont-Saint-Michel (1843)

Jusque-là les cachots seront muets; le bon plaisir dû directeur, le sabre des gardiens seront la seule loi d'une prison où tout est régi par une influence occulte, où tout est marqué au coin de la vengeance qui s'assouvit.
Il est temps, ce nous semble, d'appeler l'attention de la pressé, celle des Chambres elles-mêmes, si tant est que cette attention puisse être éveillée par d'autres questions que celles de personnes, d'appeler enfin l'attention du pays tout entier Sur des faits que la morale, l'humanité et la justice réprouvent également.
Source : Gallica

Les détenus politiques au Mont-Saint-Michel (1843)

Dans ces oubliettes, à peine éclairées par de faibles jours de souffrance, les voûtes sont si basses qu'il est impossible à un homme de la plus petite taille de s'y tenir debout. « Je n'ai jamais « vu sans frémir, disait le précédent aumônier du Mont « Saint-Michel, conduire des détenus dans ces cachots ; « car, lorsqu'on devait y prolonger leur réclusion, j'étais « presque certain qu'on ne les en retirerait que pour les « transporter à l'infirmerie et de là au cimetière. »
Voilà ce qu'est aujourd'hui le Mont Saint-Michel pour les détenus politiques.
Source : Gallica

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