Nicolas de Berg-Poggenpohl

Résumé

Nicolas de Berg-Poggenpohl Revue des Deux Mondes

Alors commença une furieuse tuerie : il y eut une grêle de coups de fusils et de coups de revolvers. Ceux qui ne moururent pas sur-le-champ furent achevés à coups de crosses et de baïonnettes. La grande-duchesse Anastasie Nicolaïevna, qui n’était qu’évanouie, se mit à crier quand on voulut la toucher : elle fut assassinée à coups de baïonnettes. La quantité de sang répandue était si grande, qu’il en coula dans le sous-sol voisin.
Les meurtriers étaient : le Russe Jourowskyh, les dix gardiens lettons et cinq députés des Soviets, juifs tous les cinq.
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Nicolas de Berg-Poggenpohl Revue des Deux Mondes

La dignité des prisonniers et leur piété qui tenait presque à l’exaltation religieuse et dont l’exercice remplissait une partie de leur vie, édifiait tout le monde à Ekaterinburg. Cette fois encore, les « Soviets » eurent peur d’un soulèvement en faveur des prisonniers : cela explique d’abord les duretés de leur emprisonnement, puis la hâte de la catastrophe finale.
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Les Bolcheviks annoncèrent la mort de l’Empereur, mais en démentant celle des autres membres de la famille impériale et de leur suite. Ils mirent tout en œuvre pour surprendre la bonne foi publique. Par exemple, le 20 juillet 1918, trois jours après le crime, un train quitta officiellement Ekaterinburg et il fut bruyamment annoncé qu’il emportait les prisonniers impériaux.
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