Résumé

Congrégation de Sainte-Croix. Les prisonniers de Sainte-Croix (1871)

L'oreille la plus attentive n'y saurait rien démêler. Les détenus sont dans l'anxiété ; la plupart ont déjà leur paquet à la main et se tiennent prêts à tout événement.
Bientôt quelques obus font explosion à peu de distance ; Mazas est devenu le point de mire des projectiles du PèreLachaise. L'inquiétude est au comble. Trois obus atteignent la prison et blessent quelques prisonniers, qui crient et appellent au secours. Tous les autres répètent les mêmes cris et frappent aux portes. C'est un tapage épouvantable, qui couvre le bruit du rond-point.
Source : Gallica

Congrégation de Sainte-Croix. Les prisonniers de Sainte-Croix (1871)

Enfin, après deux heures d'attente, la grille s'entr'ouvre, et le défilé commence au pas de course, au cri de sauve qui peut ! les Versaillais arrivent. Le F. Grégoire sort parmi les vingt ou trente premiers, tenant ses bagages à la main. Heureuse surprise ! Il n'y a plus de gardes pour les arrêter; mais une effroyable fusillade couvre de projectiles le boulevard de Mazas. Les maisons, les arbres, tout en est atteint. Ce sont les Versaillais et les fédérés qui sont aux prises dans une lutte suprême. Détenus et fédérés se sauvent comme ils peuvent.
Source : Gallica

Congrégation de Sainte-Croix. Les prisonniers de Sainte-Croix (1871)

Les fédérés ne se tenaient pas pour battus ; ils comptaient bien avoir raison des employés. Leur dessein était d'assassiner les détenus à leur sortie ; mais l'arrivée des Versaillais, en les appelant au combat, dérangea leur plan et débarrassa la porte.
Toutefois, les fuyards n'étaient pas hors de danger. Un cercle de fer et de feules environnait à une petite distance; des barricades coupaient toutes les rues, les projectiles se croisaient dans toutes les directions, et les bataillons allaient et venaient avec une effrayante animation.
Source : Gallica

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