Jules Janin,
Mélanges et variétés
“ Si les égorgeurs de ce temps-là avaient su tout à fait leur métier de tortionnaires, loin de le lui enlever, ils auraient suspendu devant elle, nuit et jour, cet anneau d’or ! Et les barbares, s’ils avaient su que la veuve de Louis XVI portait sur son cœur, dans un médaillon, les cheveux du roi, et qu’elle les portait à ses lèvres, la nuit et le jour, avant sa prière, nul doute qu’ils n’eussent été chercher les cheveux du roi sur le cœur de la Reine. Mais le Ciel lui épargna cet outrage, le seul outrage que le Ciel lui ait épargné. ”
