Résumé

De la police des moeurs à Alger (1869)

A Alger, la prostitution clandestine ne compte pas ses victimes. Elle y enrôle, comme néophytes, des petites filles européennes qui ont moins de 13 ans ; chez les indigènes, eu égard à leur précocité particulière, cet âge semble en quelque sorte normal et ne révolte guère. On comprend que cette prostitution de jeunes filles à peine sorties de l'enfance, se cache pour échapper aux poursuites, quand on counaît la sévérité de nos lois contre ceux qui abusent d'une enfant, et la gravité des peines qu'elles infligent à cette débauche prématurée.
Source : Gallica

De la police des moeurs à Alger (1869)

Lorsque la femme de mauvaise vie est cariée, c'est-àdire autorisée par la police à exercer son métier, soit isolément, soit dans une maison de tolérance, elle se trouve l'objet d'une surveillance spéciale et doit observer certains règlements dont la rigueur même trouve son excusé ou sa justification dans les nécessités d'ordre public, de morale et de santé!
A cause de l'impossibilité où l'on est d'empêcher l'existence des maisons de débauche, on se trouve dans la nécessité, non de les autoriser, mais de les tolérer.
Source : Gallica

De la police des moeurs à Alger (1869)

Les femmes adultes, qui exercent également en dehors de toute surveillance, se font payer plus cher, sans doute parce qu'elles exposent à moins de dangers.
Ce sont celies qui redoutent de se soumettre aux visites de la police et du médecin, ou qui, par un reste de pudeur, ne veulent pas entrer dans les maisons légalement autorisées.
Les proxénètes sont les intermédiaires obligés de la prostitution clandestine ; vous êtes accostés sur la voie publique, même pendant le jour, par ces ravitailleurs de débauche qui cherchent à provoquer les sens par les plus dégoûtantes propositions.
Source : Gallica

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