Résumé

Aimée Lucas Mémoire adressé à son excellence le ministre de l'Intérieur (1841)

Un égarement n'est pas un crime. en déplaçant le mal, en changeant les habitudes, on peut facilement rompre avec le passé. Ouvrons une porte à l'espérance, mais ne laissons au mal d'autre issue que celle qui le conduit sous nos coups.
Pour accomplir les bienfaits que promet mon système, il n'est point nécessaire de grever l'administration. Il s'agit simplement de mieux utiliser les instruments qu'elle possède ; il s'agit de se pénétrer de cette vérité, que toute mission est noble et méritoire alors qu'elle s'accomplit pour le bien. Certes, la police ne manque pas d'agents zélés et capables.
Source : Gallica

Aimée Lucas Mémoire adressé à son excellence le ministre de l'Intérieur (1841)

Notre pensée est ici tout entière : sauver ceux qui peuvent encore être ramenés, et traquer, détruire, avec l'arme légale de la loi, tous ces misérables dont l'incurable perversité sème parmi nous la honte et l'effroi. Cette noble tache accomplie, nous toucherons à la réalisation de notre système; alors, la paternelle surveillance de nos magistrats élèvera un mur infranchissable entre l'inexpérience et le crime, entre le présent et l'avenir. Plus d'enfants jetés en pâture à la prostitution ; plus de piéges tendus à la misère des pauvres jeunes filles du peuple, elles !
Source : Gallica

Aimée Lucas Mémoire adressé à son excellence le ministre de l'Intérieur (1841)

Si je n'avais suffisamment démontré la nécessité de faire rentrer immédiatement les filles dans les maisons de tolérance, je présenterais une dernière considération, la plus concluante de toutes, celle de l'avantage qu'il y aurait pour la police à être facilement sur la voie des malfaiteurs. Et qu'on en soit bien convaincu, chaque maison
de prostitution deviendra pour ces misérables une souricière où l'odeur du vice les alléchera toujours.
Source : Gallica

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