Auteur :R. D.

Résumé

Auteur :R. D. Revue des Deux Mondes

Si elle est plutôt mère, c’est Freydières qu’elle prendra en aversion, et pour Madeleine le petit voyage s’impose, pareillement, aussi bien que le mariage à bref délai. Mais qu’elle marie Madeleine à Freydières, c’est ce que rien ne faisait prévoir ; qu’elle consente à ce mariage odieux pour assurer le bonheur de son enfant, et aussi pour éviter le scandale, c’est ce à quoi nous nous attendions le moins. Une femme qui marie son amant à sa fille pour conserver à cette fille le respect de sa mère, cela du moins n’est pas banal.
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Auteur :R. D. Revue des Deux Mondes

A quoi bon se mettre en peine d’inventer quelque intrigue qui ne peut manquer d’être factice ? Ne sait-on pas que s’il y a un art spécial du théâtre, c’est un art inférieur ? L’observation, la fantaisie, l’ironie, l’émotion, la satire ne valent-elles pas par des mérites qui leur sont propres ? Ce qu’on y ajoute ne peut que les gâter. Le vrai plaisir, n’est-ce pas d’entendre dialoguer des personnages qui ont beaucoup d’esprit, ayant tout l’esprit de l’auteur ?
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Auteur :R. D. Revue des Deux Mondes

Ce n’est plus seulement le mari, les parens, les amis, les indifférens, c’est encore cette grande fille, Madeleine, que Freydières va trouver entre sa maîtresse et lui. Voilà donc comment se dessine la comédie : on va nous montrer, en dépit d’un mot connu, combien il peut être fâcheux d’avoir pour maîtresse une honnête femme. Les devoirs d’épouse, de maîtresse de maison, de mère reprennent peu à peu l’adultère bourgeoise et mettent l’amant en fuite. Le pot-au-feu est plus fort que l’amour.
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