Résumé

Portrait de Armand Després Armand Després Est-il un moyen d'arrêter la propagation des maladies vénériennes… (1870)

Et d'abord le crime de viol, d'attentat à la pudeur, de castration même est accompli dans les mêmes conditions que la transmission de la syphilis, en connaissance de cause, et la loi sait les atteindre.
L'on fouille dans la vie privée pour protéger l'enfant contre des père et mère dénaturés. Que l'on ne me répète pas : l'amour est une passion respectable, il ne faut pas que la loi intervienne dans les événements qui le compliquent.
Source : Gallica

Portrait de Armand Després Armand Després Est-il un moyen d'arrêter la propagation des maladies vénériennes… (1870)

Par besoin, par coquetterie ou par mauvaise éducation, entourée d'ailleurs de mauvais exemples, une fille est séduite par un homme malade. Quelques semaines après, la maladie est transmise. Le séducteur, mû par le remords ou la crainte des reproches, s'éloigne. Un autre se présente; il trouve la fille un peu plus malheureuse qu'avant la première séduction, plus accessible encore que jadis : il devient malade à son tour. La colère, la douleur éloignent cette deuxième victime, et ces vicissitudes durent jusqu'au moment où le progrès de tant de maux conduit les malades au médecin.
Source : Gallica

Portrait de Armand Després Armand Després Est-il un moyen d'arrêter la propagation des maladies vénériennes… (1870)

La syphilis a été transmise depuis dessiècles, de génération en génération, jusqu'à nos contemporains. Ce mal, satellite dangereux des plaisirs légitimes autant que parasite et commensal de la débauche, triste patrimoine d'enfants qui viennent à peine au monde, se propage sous nos yeux, de l'homme à la femme, des pères et mères à l'enfant, de l'enfant à sa nourrice, dans des proportions qui restent toujours sensiblement les mêmes, et avec une régularité que rien ne vient déranger.
Source : Gallica

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