Guillaume-Isidore de Montbel, Revue des Deux Mondes
“ Un trait honorable pour Vienne, c’est le changement subit que la présence du fléau a opéré dans la disposition des esprits. La consternation avait fait place à tout le dévoûment de l’affection. Pas un malade qui ait été abandonné de ses domestiques, de ses maîtres, de ses parens, de ses amis ; et ceux qui n’avaient ni amis, ni parens, trouvaient dans la charité de leurs voisins, des secours à leurs souffrances, des consolations dans leurs derniers momens. L’empereur, se mêlant aux habitans de Vienne, visitant les malades dans les hôpitaux, les encourageait par ses paroles et son exemple. ”
