Résumé

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Dernière scène de la mort de Marguerite de Bourgogne

“ Peu de temps après la porte du cachot roula sur ses gonds, et un homme se présenta. Il s’arrêta debout sur le seuil de la porte.
— Quoi, c’est vous ! lui dit Marguerite, vous, vous encore ici, Lyonnet ! Oh ! Lyonnet, il faut que tu sois mon démon pour me poursuivre ainsi jusque dans ma prison, pour m’accabler jusque dans mon cercueil.
Et elle se prit à rire amèrement :
— Écoute, Marguerite, tous les deux nous voulions un sceptre pour appui, et un peuple pour esclave. Eh bien, Marguerite, toi tu as tué ton père et tu es reine de France ; moi je n’ai tué personne et je ne suis rien.
”
Source : Wikisource

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Dernière scène de la mort de Marguerite de Bourgogne

“ Marguerite s’agenouilla, prononça quelques mots en balbutiant. Était-ce des sanglots ou une prière ?
— Relève-toi, dit Lyonnet en la prenant par le bras ; bien d’autres me font attendre comme toi ; ils me demandent successivement une heure, une demi-heure, une minute, mais je donne plus : l’éternité !
— Oh ! ne me parle pas de l’éternité !
— Allons, Marguerite, défais ton bonnet, tes cheveux. Oh ! ils étaient beaux, tes cheveux ! c’était ta joie et ton orgueil. Oh ! tes cheveux ! qu’ils s’ondulaient bien sur tes épaules ! Oh ! tes cheveux !
”
Source : Wikisource

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Dernière scène de la mort de Marguerite de Bourgogne

“ Et le geôlier avait soin d’aller chez lui, de retourner son sablier, ayant compté le temps qu’il avait mis à venir et celui qu’il mettrait à retourner au cachot ; puis il revenait de nouveau.
Enfin elle vit un cavalier qui s’avançait au galop, et rentra dans sa chambre en pensant à ce que pouvait être cet homme qui se dirigeait en toute hâte vers la porte du donjon.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature