Georges Courteline

Georges Courteline

Résumé

Portrait de Georges Courteline Georges Courteline Une évasion de Latude

Premier cardeur, indifférent. --- C’est ce pauvre diable de Latude qui se désole à l’étage au-dessous.
Deuxième cardeur, apitoyé. --- Trente-cinq ans de captivité !
Premier cardeur. --- Bah ! le gaillard n’est pas un sot, c’est au contraire une fine mouche qui a plus de malignité dans son petit doigt que toi dans toute ta carcasse, et qui s’évade de prison aussi aisément qu’il rote.
Deuxième cardeur. --- Tu badines !
Premier cardeur. --- Je ne badine point. Il se gausse d’un mur de cachot comme une poignée d’eau se gausse d’une main fermée.
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Portrait de Georges Courteline Georges Courteline Une évasion de Latude

Le théâtre représente l’intérieur d’un cachot. Face au public, une porte percée d’un guichet. A gauche, une lucarne grillée, aux barreaux découpés en croix de saint André sur le clair azur du dehors. A droite, une couchette composée en tout et pour tout d’un matelas et d’un traversin.
Au lever du rideau, la scène est vide. Soudain, tremolo à l’orchestre. Coups sourds dans le sol. Une dalle se soulève, et l’on voit apparaître le visage inculte et la tignasse ébouriffée de l’infortuné Latude.
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Portrait de Georges Courteline Georges Courteline Une évasion de Latude

Apparition des deux cardeurs de matelas.
Scène II
Les cardeurs, Latude caché
Premier cardeur. --- Voici l’objet. A nous camarade ! et du nerf ! (Le jour s’assombrit. Grondement d’orage qui se prépare.) Diable ! le temps se gâte.
Deuxième cardeur. --- Oui, camarade, nous allons avoir de l’orage. Le pauvre cardeur de matelas est exposé plus que tout autre aux intempéries des saisons.
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