Résumé

Louis Quicherat Obsèques d'Adolphe Nourrit, 11 mai 1839… (1839)

D'ailleurs, dans ces éloges donnés au grand artiste il entre toujours un peu d'égoïsme ; on semble regretter les jouissances dont sa perte vient nous priver. Mais c'est l'homme qu'il convient de louer dans ce moment, car c'est l'homme qui a mérité ces honorables sympathies. Sa vie entière a été une vie d'abnégation ; on y trouve tous les dévouements réunis : dévouement a sa famille, dévouement à ses amis, dévouement à l'art , dévouement au théâtre qu'il avait relevé d'un si grand abaissement, dévouement aux artistes, dévouement à la cause du progrès , dévouement à toutes les infortunes.
Source : Gallica

Louis Quicherat Obsèques d'Adolphe Nourrit, 11 mai 1839… (1839)

S'il a des larmes pour les infortunes qu'il imagine, comment n'en aurait-il pas alors qu'il se croit victime de l'injustice? Ce feu qui l'anime quand il vous pénètre de ses accents pathétiques, le dévore quand il se trouve lui-même en face du malheur. Dans un siècle tout préoccupé des intérêts matériels, il faut être dans un état perpétuel de lutte. Nourrit n'avait ni l'énergie ni l'habileté que cet état demande. A la première attaque, son coeur défaille; il ne sait que pleurer, et mourir si la secousse est trop violente.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature