Résumé

Passage à Lyon des restes de Nourrit… (1839)

Adolphe ! quand tu partis pour cette terre d'Italie, où tant d'absinthe devait être mêlée à tant de miel, où tu devais trouver plus de douleur encore que de gloire, déjà tes amis, tes camarades de Lyon, voyaient ton retour en espérance; déjà ils se réjouissaient de la pensée que bientôt tu reviendrais parmi eux. Ils se promirent alors de venir t'attendre à ton arrivée , et de te dire comme à un compatriote, comme à un frère : Pauvre expatrié, noble artiste, sois le bien-venu dans la ville de tes affections !
Tes amis, tes camarades, les voilà fidèles à ce voeu , à cette promesse du coeur !
Source : Gallica

Passage à Lyon des restes de Nourrit… (1839)

Vous, citoyens éclairés d'une cité glorieuse, vous qui manifestez de si nobles sympathies pour tout ce qui est grand, pour tout ce qui est beau , laissez une famille d'artistes, des frères se réunir à vous pour rendre de pieux devoirs aux restes infortunés de celui qui fut leur ami.
Je ne chercherai point à rappeler les impressions ineffaçables de son admirable talent; elles sont trop vivantes dans la mémoire de ceux qui l'ont connu , car c'est au coeur qu'il gravait les souvenirs.
Source : Gallica

Passage à Lyon des restes de Nourrit… (1839)

Pleurons, Messieurs, pleurons: comme elle ne produit pas deux Talma , la nature ne donne pas deux Nourrit en un siècle.
Et toi qui vas nous quitter pour toujours, dépouille de notre ami, viens recevoir de toute une population un dernier témoignage de son admiration et de ses vives sympathies.
Source : Gallica

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