Résumé

Récit de la pompe funèbre de M. Tamisier… (1831)

Parfois les sons d'une musique solennelle et lugubre se mêlent aux hymnes pieux; l'immense cortège s'achemine lentement au travers des flots d'une population silencieuse.
Un peloton de Gardes nationaux ouvre la marche; puis le corps de musique; le clergé vient ensuite; et, porté par huit sous-officiers de la Garde nationale, apparaît le cercueil ( * ) , monument de douleurs et de larmes. Les couleurs de la patrie, réunies dans une écharpe municipale, flottent sur le drap des sépultures, et deux couronnes d'immortelles et de lauriers brillent auprès.
Source : Gallica

Récit de la pompe funèbre de M. Tamisier… (1831)

Quelques jours encore et la flamme de la vie allait s'éteindre ; et un deuil, solennel comme la gloire , allait planer sur la cité et sur la tombe de son Magistrat bien aimé.
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Tu fus l'élu du peuple; et ce peuple si disposé souvent à briser l'idole qu'il élève sur l'autel, un peuple tout entier pleure aujoud'hui sur ta tombe; et quand, pour réveiller ta poussière, il a fait entendre ces mots magiques, Patrie! Liberté! pour la première fois, tu n'as pas repondu.
Si le silence du peuple est la leçon des Rois , les larmes de ce même peuple sont la gloire du citoyen.
Source : Gallica

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