Résumé

Lemoine Éloge d'Armand-Jean-Baptiste Maurin… (1805)

L'amitié! nous ne prononcerons jamais ce nom sacré sans penser à Maurin. S'il eût été connu comme un homme de sa trempe devait l'être, le jour de sa mort aurait été un jour de deuil pour tous ceux qui ont un coeur, pour tous les hommes qui aiment sur la terre. L'amitié fut son occupation, sa passion dominante, le charme de sa vie. Je me souviens que lisant la vie de Cicéron par Middletone, il était mécontent d'Atticus : selon lui, Cicéron exilé, Atticus devait le suivre dans son exil ; Cicéron mort, Atticus ne pouvait pas lui survivre.
Source : Gallica

Lemoine Éloge d'Armand-Jean-Baptiste Maurin… (1805)

Que j'aime à me représenter notre ami exerçant autour de soi, sans affecter une vaine supériorité , sans trancher du seigneur, l'heureuse influence de la fortune placée dans les mains d'un honnête-homme ! Qu'il est rare et qu'il est beau de voir un homme comme Maurin entouré de personnes , de caractères et de principes différens , qui toutes avaient pour lui la même estime et une égale amitié !
Source : Gallica

Lemoine Éloge d'Armand-Jean-Baptiste Maurin… (1805)

L'on serait tenté de croire qu'il n'a pu exister que dans les temps où nous avons vécu- S'il eut paru plutôt , quelque recommandable qu'il eut été, son esprit eut eu moins d'élan , son ame moins de chaleur , sa raison moins de fermeté ; et peut-être eut-on vu moins d'accord entre son coeur et sa fortune. Mais tout se disposa de manière à faire de lui un excellent homme : Maurin joignit aux dons de l'esprit et de la fortune , l'ame d'un homme éprouvé par le malheur.
Source : Gallica

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