Résumé

Notice sur Mlle Zoé Lecocq, jeune artiste aveugle… (1869)

Je me plais à rendre à Mlle Zoé Lecocq le témoignage que, dans une soirée toute intime qu'elle a bien voulu nous donner dans mes appartements, en présence des membres de ma famille et de plusieurs invités, elle nous a procuré à tous le plus vif plaisir, soit qu'elle touchât du piano, de l'harmoni-flûte, soit qu'elle chantât la romance de sa composition : La Jeune Aveugle, qui nous a tous profondément émus.
Source : Gallica

Notice sur Mlle Zoé Lecocq, jeune artiste aveugle… (1869)

La jeune aveugle dont nous parlons a pour ainsi dire un sens musical. Je l'observais avec une sorte d'étonnement pendant qu'elle nous jouait sur l'harmoni-flûte le Miserere du Trovatore. Sa figure, naturellement triste et morne, s'illuminait graduellement; elle
oubliait le public même que sa mélodie charmait, et, souriant à l'harmonie de l'admirable chant de désespoir qu'elle interprétait avec un irréprochable sentiment des nuances, elle se donnait à elle-même un concert dont elle semblait toute émue!
Source : Gallica

Notice sur Mlle Zoé Lecocq, jeune artiste aveugle… (1869)

Aussi, lorsque mourut le père de famille, si tout sembla d'abord s'écrouler avec lui, la réflexion montra bientôt à la pauvre veuve un véritable et consolant appui dans le talent de sa jeune Zoé, dans ce talent d'autant plus sympathique que l'âme, dans cette sombre prison où la cécité la tient comme enfermée, n'en révèle qu'avec plus d'énergie son empire et ses intimes aspirations par des accents auxquels la musique donne une singulière puissance.
Source : Gallica

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